Posted by: France | août 21, 2007

Plantée devant l’écran à rire comme une tarte

L’humour est un concept si vaste, en même temps divisé en vases qui peuvent être si clos qu’il n’y a pas d’absolu. Les uns se tordent encore comme des vers de terre au soleil devant la tarte en pleine face, alors que d’autres en pleureraient. À l’autre extrême, certains ne riront que devant le subtil punch réclamant le grand écart des neurones. L’humour est mondial, sans frontières, mais somme toute ciblé.

J’ai un penchant pour ce qui est absurde. Raymond Devos est mon Prozac. Cette forme d’humour me tord les boyaux parce qu’elle trimballe mon cerveau qui essaie de camper dans celui qui vit directement la situation absurde présentée par son “abuseur”. Mon Dieu, que doivent-ils penser? Et si l’autre en mettait plus?

J’étais écroulée ce soir en visionnant ce vidéo de Just For Laughs. C’est tellement absurde que les comédiens méritent un trophée simplement pour avoir su tenir la pose.

http://youtube.com/watch?v=OwruVwjuYso&mode=related&search=

Intéressant, le réflexe qu’ont les “victimes” de regarder derrière pour voir la réaction des autres clients. Vous, moi, les autres, ont aurait fait pareil. ;)

Posted by: France | août 17, 2007

Vin à la carte

La bouteille de vin faillit me partir des mains lorsque je la déposai sur le comptoir humide. Un sympathique visage plein de rides vivantes coiffées de cheveux au bol montra toutes ses dents parfaites:

“Désolée, ma guenille mouillée aurait pu prendre un linge sec.”

Puis elle me scrute. Direct dans les yeux.

“Vous avez quel âge?”

Elle aurait plutôt dû regarder ma poitrine.

“Euh…” Dans la cervelle, une soupe-minute se met aux chaudrons: une bouillie composée de “mais de kessé?”, de “wow, me v’là pitoune!”, de “le yoga a des effets secondaires inattendus!” de “coudon, mes boîtes de kleenex ont passé sans laisser de traces” et de… euh, un peu de sucre pour avaler tout ça en douceur.

“Euh… c’est quelle carte encore, qui porte la date de naissance? Ah oui, l’assurance-maladie.” Ce sont des doigts de pucelle énervée qui tentent de retirer la carte du portefeuille fait corset. *titi, je suis nerveuse comme à mon premier baiser - je dois avoir l’air de 12 ans par l’attitude*.

“Euh… voilà.” La verve me tenait sévèrement par la langue, vraiment.

La dame regarde ma carte pendant que je regarde le bout de mes chaussures. Comme une ado prise en faute. La dame me rend ma carte, sourire contrit.

“Oh, pardon. Je ne suis pas très bonne dans ça.”

- Pas d’offense, madame. Je ne vous dirai pas que vous avez exactement fait un faux pas. (Intérieurement: weeepeeeee!)

- Merci. C’est délicat, vous savez, ces situations-là.

À part avoir bafouillé des euh… euh… hautement intelligents, deux pensées se sont étampées dans ma ligne de vie:

- Profite, ma vieille, jouis en hurlant: c’était ton dernier “cartage”.

- Le célibat ne donne par l’air d’une vieille sacoche acariâtre et desséchée du jour au lendemain. Ça prendra encore au moins deux mois. ;)

Posted by: France | août 14, 2007

Barres santé bourrantes et réconfortantes

barresdelamitie.jpg

Naviguer sur Internet en utilisant l’anglais peut mener au même labyrinthe que Harry Potter, la fois de sa Coupe de Feu (titre qui peut maintenant qualifier sa coupe de ch’veux.) Depuis l’été 2005, où dans un défunt blogue j’écrivrais la chronique Santé: mettre la barre haute, il y a eu peu de répits à mes recherches et essais pour trouver la parfaite fiancée à mon goût difficile - la barre tendre maison qui me fera tomber de passion.

Étant toujours sur la piste des barres santé, mais prise d’une rage de dattes, je me tourne vers les sites anglophones en demandant innocemment au moteur de recherche de piocher les sites qui combinent bars et dates.

Non mais, la tarte! Ou: comment récolter une pléïade de liens enseignant l’art d’attirer dans votre lit une fille rencontrée dans un bar. Ou comment à priori réussir à rencontrer une fille dans un bar. Mais rien sur comment trouver un bar qui offre des dattes, que ce bar soit commerce ou poisson.

Mais il y a bien un poisson quelque part qui a livré au dieu de l’Internet la bouteille que j’avais jetée dans sa mer, avec dedans un tout petit papier disant bars et dates. Et quand j’ai tapé “tapenade”, le dieu de l’Internet ne m’a pas dirigée en français vers la banlieue de Martine, non. Son petit papier de mots anglais en mains, il m’a aiguillée vers David Lebovitz, site anglophone à découvrir, où l’auteur explique ses multiples fracassages d’olives et de câpres au mortier, avant d’admettre que finalement, il a achète dorénavant sa tapenade toute faite.

L’homme écrit si bien que j’ai un peu fouillé ses entrailles bloguesques. Et… et… aaah, coquin de dieu de l’Internet! Hé! C’était écrit dans ton ciel sous-terrain, hein? Ce David fait de bars et de dates une concoction platonique propre à faire monter les papilles au 7e ciel.

Non seulement il écrit bien, cuisine bien, a publié des livres, mais en plus il est devin: “Pour tous ceux qui sentent l’irrésistible envie de modifier les recettes (vous savez qui vous êtes)…” *Sifflottement innocent* Voici donc ma version modifiée (c’est pas ma faute, monsieur le Juge, je ne savais plus ce que je faisais!)

Barres de l’amitié, dérivées des Friendship Bars de David

Ingrédients (j’y suis allée au poids, ce qui donne de meilleurs résultats en pâtisserie)

  • 6 c. à table (50 gr) de farine non blanchie
  • 1/8 de c. à thé de poudre à pâte, même quantité de soda à pâte
  • 1/4 de c. à thé de sel
  • 6 c. à table (90 gr) de cassonade - sucre brun
  • 2 t (150 gr) de noix diverses - pacanes, amandes, noisettes, graines de sésame, graines de citrouilles - préalablement rôties et grossièrement hachées
  • 1 t de dattes (170 gr) de dattes dénoyautées, coupées en quartiers
  • 1 poignée de grains de chocolat noir
  • 1 t (170 gr) d’abricots séchés
  • 1 gros coco
  • 1/4 c. à thé de vanille

Méthode:

  1. Graisser ou couvrir le fond d’un moule carré de papier ciré ou sulfurisé
  2. Dans un grand bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le soda, le sel et la cassonade.
  3. Ajouter les noix rôties, les graines, le chocolat, les dattes et les abricots.
  4. Avec les doigts, séparer les morceaux collés ensemble.
  5. Dans un petit bol, battre l’oeuf et la vanille.
  6. Ajouter aux ingrédients secs et mélanger jusqu’à ce que le tout soit bien humide.
  7. Déposer dans le moule en pressant pour égaliser.
  8. Cuire au centre du four à 325ºF (160º) durant 35 à 40 minutes.
  9. Lorsque refroidi, couper en carrés et conserver dans un contenant hermétique.

C’est si bon et énergétique que ça vous donne la forme pour aller cueillir une date dans un bar d’un coup de cuillère magique!

Posted by: France | août 9, 2007

Question voisinage

Pour qui sort de la campagne retirée et se propulse en ville, l’entourage est de choix.

Un cul-de-sac, non un boulevard.  Même que je suis au bout (du cul, imaginez comme je suis tombée creux.)

Une ancienne maison transformée en trois logements.  Chic!  J’ai des voisins!  De la vie sociale, de l’intéraction, des barbecues improvisés sur l’herbe, de l’entraide et des amis!

Gnagnagna pour l’optimisme grogneuleuleu.  <- ne cherchez pas, ça vient d’être inventé. 

En termes de liesse sociale, allons-y par l’exemple.  Les noms qui suivent ont été modifiés pour conserver l’anonymat, seul la première lettre est véridique.

Le jour de la visite, le propriétaire, Atoutprix, me chante les louanges de ma voisine du dessus.  Entre deux parlottes traitant de ce que j’ai à payer, il me raconte sa vie.  Il me raconte sa vie!  Titi, je ne la connais même pas que je la connais déjà!  Y’a des villes qui vous enserrent comme un cellophane autour de la crevette…

Après la visite, nous nous retrouvons sur le terrain avec vue privilégiée sur le balcon de Crimedevoisine, laquelle est justement en train de fumer dehors.  Atouprix prend une voix de Gollum devant son precioussss pour la saluer, tout mou tout chose.

Elle répond poliment.

Je m’avance pour lui lancer: “Bonjour, Crimedevoisine, moi c’est Fucklavoisine et je suis ta nouvelle voisine!  Enchantée de te recontrer.”

Poliment, elle ne répond pas.

S’ensuivirent des jours où l’on s’est croisées pendant qu’elle mettait consciensieusement sa tête sous l’aile pour éviter de m’apostropher, voire de sembler me voir.  Ciel!  C’est pourtant pas Montréal ici, peux pas croire que les gens se fuient comme s’ils étaient des multi ethnies s’enfargeant entre voile, pantoufles et poutine!

S’ensuivirent des jours où par défi j’ai essayé d’attirer son attention pour juste un bonjour tout court.  Que nenni, son regard préférait raser ses chaussures, point central de sa vie sociale.

J’arrive chez moi en voiture malheureusement au moment où elle est à l’extérieur avec des gens plus âgés, probablement ses parents.  Par réflexe, elle me regarde.  Je ne perds pas cette chance que je titille depuis plusieurs jours, qu’auriez-vous fait?

“Bonjour, Crimedevoisine, comment vas-tu?”

Elle me flashe un grand sourire, et elle est si migonne avec son sourire.  “Je vais bien, merci, et toi?”  Elle me demande si je vais bien!  Jour de chance, je devrais m’acheter un billet de loto et me jeter par-delà la falaise dans la mer pour me classer dans le Guiness, hé!

Depuis, hors témoins, elle regarde toujours ses chaussures lorsqu’elle me croise, la tête sous l’aile et l’oeil inaccessible.  Pauvre petit oiseau blessé.
BBQ entre voisins, qu’ils disaient… la Gaspésie est chaleureuse, qu’il disaient… engagez-vous, qu’ils disaient…

C’est où la file d’attente pour aller habiter sur la Station Spatiale?

Posted by: France | août 8, 2007

Pendons la crémaillère, hics!

Bienvenue à toutes entre ces nouvelles touches de clavier. :)

Si vous lisez, c’est que vous avez eu l’adresse en catimini. Et si vous avez eu l’adresse en catimini, c’est que vous savez que mon statut social et passé de duo à solo. Enfin, de trio à solo. Ça vous en fait tout un tapon de vaisselle en moins à laver!

Ceci n’est que la chronique introductive. Maintenant, comme le prof que je n’ai jamais été, j’aimerais prendre les présences. Juste une petite trace de votre part afin de m’assurer que les messages se sont bien rendus.

Au menu futur: les drôleries de la vie de célibat, un regard plus direct sur le travail en diamanterie, des découvertes Internet et aussi la photo de lever du soleil que j’ai promis de prendre pour ma meilleure amie qui vit loin de la mer. Et des recettes, parce qu’un tas de gourmandes me lisent et que la bonne santé du coeur passe par une bonne alimentation. Ça veux-tu dire qu’une bonne alimentation guérit les bobos au coeur? Oui-oui, surtout s’il se faufile un peu de chocolat dans tout ça.

Ki oufre le hampagne? Oups, crois ben que che l’ai déchà fait… à la vôtre!

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